Une dictionnaire pour vous expliquer les mots complexes

La réalité, quand on parle de compensation carbone, c'est que c'est un sujet compliqué à résumer. Rien que pour savoir s'il faut dire «contribution carbone» ou «compensation carbone», on se lance déjà dans des explications.

Et on ne vous parle pas quand on commence à parler neutralité carbone, net-zero carbone, greenwashing, mix électrique, décarbonation...

Quelques explications sur cette page !

Compensation carbone ou Contribution carbone

Pour bien comprendre ce qu’est la compensation carbone, il faut établir son objectif : la neutralité. Comme on l’expliquait dans cet article, une activité neutre en carbone, c’est une activité qui ne génère aucune émission de gaz à effet de serre nette. On atteint la neutralité en combinant deux approches :

• en réduisant au maximum ses émissions,
• en compensant celles qui ne peuvent pas être évitées.
En effet, une activité économique qui ne génère pas de carbone, ça n’existe pas. Que ce soit pour fabriquer un vélo ou un yaourt, faire rouler un train, recycler un jouet ou même envoyer un e-mail, toutes nos activités ont une empreinte carbone, dont une partie qui est incompressible. Réduire son empreinte, c’est indispensable, mais ça ne suffit pas. C’est pour cela qu’a été mis au point le principe de la compensation carbone (pour un historique plus détaillé du mécanisme des crédits carbone, c’est par ici).
Malheureusement, la compensation carbone a beaucoup été utilisée comme un “droit à polluer”, comme si on pouvait payer un chèque à la fin de l’année pour annuler ses émissions. Le terme étant devenu trop galvaudé, on lui préfère celui de contribution carbone. Parce que “compenser”, ça donne l’impression qu’il suffit de payer pour annuler son impact carbone, et ça n’est pas vrai. La réalité est plus proche de : “Puisqu’on contribue à émettre du carbone, on va aussi contribuer à en capturer et à en émettre moins.”

Energies renouvelables

Une énergie renouvelable, c’est, comme son nom l’indique, une énergie produite à partir de sources renouvelables, c'est-à-dire qui en théorie ne s’épuisent pas, si bien sûr on les utilise à un rythme adapté.

On entend souvent dire que l’impact environnemental des énergies renouvelables n’est pas si top que ça. Et ça peut-être vrai. Comme souvent, tout se cache dans les détails.
D’abord, différencions les énergies renouvelables électriques des énergies renouvelables non-électriques :
• comme son nom l’indique, le renouvelable électrique permet de remplacer des usages pour lesquels on aurait utilisé de l’électricité d’origine conventionnelle. C’est, par exemple, les panneaux solaires ou les éoliennes qui produisent de l’électricité pour charger votre portable.
• le renouvelable non-électrique permet de remplacer des usages pour lesquels on utilise une autre source d’énergie conventionnelle. C’est, par exemple, un projet de biomasse qui génère de la chaleur pour remplacer votre système de chauffage au gaz.
L’impact environnemental des énergies renouvelables va dépendre de plusieurs paramètres : comment le projet est-il structuré ? Quelle énergie permet-il de remplacer ?
Chez Inuk, on se pose toutes ces questions très en amont, et avant d’intégrer chaque projet.

Neutralité carbone

La neutralité carbone est un concept global, c’est à dire qu’il n’a de sens que s’il est envisagé à l’échelle de la planète. Et oui, c’est l’ampleur de l’enjeu climatique. Concrètement, cela signifie qu’on n’émet pas plus de gaz à effets de serre que ce que la planète est capable d’absorber, sur un temps donné.
Parler de neutralité carbone à l’échelle d’un individu ou d’une entreprise a, dans la plupart des cas, assez peu de sens. Cela étant dit, il est quand même utile de se poser la question de sa propre contribution à la neutralité carbone, c’est pourquoi plusieurs groupes de travail et organisations se sont penchées sur la question.
De manière générale, une neutralité carbone qui a du sens à l’échelle d’une entreprise c’est la combinaison d’un plan de réduction des émissions et de contribution carbone pour les émissions résiduelles, sur l’ensemble des émissions directes et indirectes.

Accords de Paris

Si vous n’avez pas vécu dans une grotte ces dix dernières années, vous avez forcément entendu parler des accords de Paris, lors de la COP21. Mais concrètement, qu’est ce que ça veut dire ?
Les accords de Paris sont en réalité une suite de traités où la quasi-totalité des pays du monde se sont mis d’accord pour mettre en place des actions permettant de maintenir le réchauffement climatique en dessous de la barre de 2°C, voire en dessous des 1,5 degrés. Pour ce faire, chaque pays a dû plancher sur un plan de contribution national (NDC de son petit nom). Sur le papier, c’est bien. Dans la vraie vie, 6 ans plus tard, on en est très loin.

Greenwashing

Le greenwashing, ou en bon français l'éco-blanchiment, est une pratique très répandue qui consiste à mettre en avant une action écologique souvent cosmétique à des fins marketing, laissant croire à une réelle démarche écologique de fonds.
En réalité, il n’y a rien de répréhensible à communiquer sur un engagement écologique, dès lors qu’il est réel et sincère. Le problème du greenwashing, c’est que c’est la démarche inverse : on prend un engagement écologique minime, voire, dans certains cas ridicule au regard des activités globales de l’entreprise, et on s’en sert pour vendre plus.
Une autre pratique consiste à utiliser des termes ambigus pour faire croire à un impact moindre de son activité. En matière d’émissions de CO2, nos préférés restent de loin les marques de voitures thermiques qui annoncent des “véhicules neutres en carbone” (spoiler : ça n’existe pas).

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